Après deux années de baisse des ventes immobilières, le marché est reparti en 2025. En France, les transactions dans l’ancien ont bondi de 11%, elles ont augmenté de 10% en Indre-et-Loire. Mais des professionnels de l’immobilier nuancent la bonne nouvelle.
Ça va mieux sur le marché de l’immobilier. Après deux années moroses avec une baisse des transactions de 20 à 25% par an, les ventes de logements anciens sont repartis à la hausse, + 11% en France pour cette année 2025 qui s’achève. Et la tendance est la même dans le département. Les notaires enregistrent
un peu plus de 10% de hausse des ventes en Indre-et-Loire.
Comme bien souvent, la raison est à chercher dans les taux d’intérêts. Des taux qui, après avoir flambé ces deux dernières années, se sont stabilisés autour de 3 à 3,5% pour des prêts de 20 à 25 ans. Les acquéreurs sont donc revenus résume Xavier Blein. Il est vice-président de la chambre des notaires, délégué pour l’Indre-et-Loire. « Le poids de l’immobilier dans les revenus des ménages est devenu très important et donc les taux d’intérêt ont évidemment une influence considérable. Selon que les banques ouvrent les vannes ou au contraire les ferment, on a plus ou moins de transactions ».
Pour autant, cette année 2025 n’est pas une année exceptionnelle, rien voir avec la période post Covid qui avait connu une très grosse accélération des ventes. Daniel Clémente met d’ailleurs un bémol à cette reprise. C’est le patron de la FNAIM, la Fédération nationale de l’immobilier dans le département. « On n’a pas senti de véritable baisse des prix. Quand on regarde l’évolution sur cinq ans, on voit qu’on est toujours sur une augmentation des prix de + 2%, + 1% ».
Autre difficulté selon lui quand on projette d’acheter un logement et de le rénover. « Là où on avait des effets incitatifs avec des crédits d’impôts ou avec des aides de l’État pour la rénovation énergétique des logements, on voit que l’instabilité politique de ces mesures qui aujourd’hui existent, demain disparaissent, réapparaissent après-demain, est également un frein à l’acquisition ».Par ailleurs, si l’ancien se porte mieux, ce n’est pas la même chose sur les terrains à bâtir et sur le neuf, où le marché est très ralenti depuis plusieurs années maintenant.À Tours, le prix médian au mètre carré pour un appartement dans l’ancien est de 2.241 euros, mais cela dépend vraiment du quartier. De 3.300 à 3.500 euros pour le quartier Cathédrale, 1.640 euros pour les Rives du Cher, soit quasiment du simple au triple.