, L’appel des promoteurs immobiliers lancé aux candidats aux municipales en Pays de la Loire

Après l’effondrement du marché de la construction de logements neufs ces trois dernières années, les promoteurs immobiliers des Pays de la Loire s’adressent aux futurs élus de nos communes, juste avant les élections municipales. Le vice-président de la FPI est l’invité d’ICI Loire Océan ce jeudi.

La Fédération des promoteurs immobiliers des Pays de la Loire s’adresse à son tour aux futurs élus de nos communes, à trois jours maintenant du premier tour des élections municipales le 15 mars. Elle leur adresse ses priorités face à la crise qui touche le secteur depuis maintenant trois ans, avec l’effondrement du marché de la construction de logements neufs. État des lieux avec Loïc Dubernet, le vice-président de la FPI en Pays de la Loire, également président d’Oloma, l’observatoire du logement neuf dans notre région. Il est l’invité d’ICI Loire Océan ce jeudi.« On reste depuis trois ans sur un plafond bas, explique le professionnel. On a eu une conjonction de plusieurs phénomènes : on a eu d’abord la perte des investisseurs avec l’arrêt du dispositif Pinel, les taux de crédit ont beaucoup augmenté, tout le monde l’a constaté, ça a été le cas pour les crédits immobiliers, la hausse des coûts de construction, on a pâti de l’après-Covid, la guerre en Ukraine, la crise énergétique et on espère que les conséquences en ce moment des événements au Moyen-Orient seront limitées. »

À trois jours du premier tour des municipales, la FPI s’adresse aussi aux candidats, car les maires sont des bâtisseurs. « Les maires sont vraiment la clé de voûte de la production. Ce sont eux les patrons dans leur commune. Ce qu’il faut, c’est permettre la construction de logements telle qu’elle est décrite dans les règles, ça c’est essentiel en fait, on a des règles d’urbanisme qui sont très précises, il faut s’y conformer. »Le message s’adresse aussi à ceux qui multiplient les recours contre les projets immobiliers. « Il faut une acceptation de la population. Il faut faire des concertations, mais on n’a pas le choix. Nous devons construire pour répondre aux demandes de logements, il nous faut densifier, construire en hauteur et ne plus grignoter sur les terres agricoles. »L’enjeu, c’est aussi la réduction des délais : « Le temps coûte cher, donc plus le délai s’allonge, plus des frais vont s’accumuler, mais pour tout le monde. Il faut réduire ces périodes d’instruction, les risques de recours, qui viennent pénaliser et qui peuvent même parfois empêcher des fois des projets de sortir. »