Serait-ce la fin de la bulle sur les prix de l’immobilier breton ? Pas encore, mais le vent du boulet se rapproche. Selon les chiffres publiés ce vendredi 19 septembre par la Chambre des notaires de la cour d’appel de Rennes (qui inclut la Loire-Atlantique), la baisse des prix (*) amorcée fin 2023 se poursuit : -2,2 % pour les appartements anciens, -0,7 % dans le neuf et -1,1 % pour les maisons anciennes sur un an à fin juin 2025. Si tous les territoires ne sont pas logés à la même enseigne, « le mouvement baissier est général », observe Nicolas Bosquet, notaire à Binic (22).
Incertitudes sur la poursuite de la reprise
Touchant davantage l’ancien et les villes les plus chères (Rennes, Nantes, Saint-Malo, Vannes…), ces baisses de prix ont permis « une légère reprise des volumes de ventes », explique Anne-Sophie Louis, notaire à Cesson-Sévigné (35). Après avoir chuté entre 2022 et 2024, sous l’effet de la hausse des taux d’intérêt et de la baisse du pouvoir d’achat immobilier, le marché affiche une timide hausse des transactions de 1,3 % sur un an à fin juin (avec toutefois -2,9 % entre avril et juin, sous l’effet de l’augmentation des droits de mutation à titre onéreux – les fameux « frais de notaire » – à compter du 1er avril).
La reprise des ventes sera-t-elle durable ? Difficile à dire. Instabilité gouvernementale, flou sur l’évolution de la fiscalité, hausse des taux de crédit… Les conditions sont loin d’être toutes réunies pour favoriser les achats. « Depuis la fin des vacances d’été, nous avons moins de dossiers, on risque d’avoir un mauvais mois de septembre », glisse Nicolas Bosquet.
« Gommage » pour tous ?
Pour que les transactions soient au rendez-vous, il faut que les prix continuent de refluer. En la matière, la Loire-Atlantique est regardée de près, car ses tendances se répercutent souvent en décalé en Ille-et-Vilaine, puis dans le reste de la région. Dans ce département, les ventes ont augmenté de plus de 5 % sur un an à fin juin, portées par plusieurs mois de baisses de prix très marquées. Tellement qu’elles ont presque effacé l’envolée de la période covid de 2020-2022. « Quand on regarde sur cinq ans [+5,7 % pour un appartement et +15,2 % pour une maison dans l’ancien, NDLR], on revient à des tendances classiques », relève Fanny Neveu-Bourdeau, notaire à Nort-sur-Erdre (44). Par comparaison, la hausse sur cinq ans est d’environ 25 % dans l’ancien en Ille-et-Vilaine.
Pour les notaires, le « gommage » de l’effet covid ne devrait pas être uniforme. Dans les départements qui étaient les moins chers (Finistère et Côtes-d’Armor), « on ne reviendra pas complètement en arrière », prévient Nicolas Bosquet. Idem sur le littoral ou dans certaines zones très dynamiques du Morbihan. Selon Élisabeth Séchet, notaire à Carnac (56), « il y a eu une envolée des prix qui ne correspondaient pas tout le temps à la valeur des biens. Le marché revient un peu à la normale. »
* Prix médians : la moitié des transactions se sont faites au-dessus, la moitié en dessous.
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